


Forcément quant on fait des accessoires de mode, on se pose la question: comment limiter son impact nocif sur l’environnement?
J’ai trouvé quatre réponses à cette question:
- En utilisant le plus possible de tissus sans substances nocives sur l’environnement (oeko tex) et en coton bio quand c’est possible.
En pratique cela veut dire que tous les tissus qui reprennent les visuels de mes tableaux (la collection des personnages et des villes et phares du Pays basque et bientôt d’ailleurs) ou mes dessins (la collection avec le paysage basque et les croix basques) sont imprimés ou sérigraphiés sur des tissus qui sont tous oeko tex.
2.En faisant travailler des artisans locaux :
-je travaille avec une photographe de Saint Pée sur Nivelle pour amèliorer mon rendu quant aux couleurs du tissu car certaines couleurs ressortent trés mal et il faut une photo de trés bonne qualité avec un éclairage spécifique pour obtenir un résultat exploitable.
-je travaille avec un artisan d’Espelette pour sérigraphier à la main mes tissus avec la croix basque et le paysage basque. Je fixe ensuite l’encre des tissus sérigraphiés au fer trés chaud avant de les découper, thermocoller et de les coudre.
3. En imprimant les tissus reprenant les visuels de mes tableaux en France:
ce qui évite de leur faire parcourir des milliers de kms mais aussi et surtout ce qui permet de faire travailler une entreprise française car la concurrence est rude. C’est un choix qui n’était pas si évident que cela, j’ai trouvé d’autres entreprises qui facturaient mes tissus moins chers et honnètement je me suis posée la question quand je me suis rendue compte que je pouvais imprimer sur des tissus biologiques pour un prix équivalent dans une entreprise européenne. Alors, que vaut-il mieux: choisir de soutenir une entreprise française qui a des charges plus importantes que celle d’une entreprise située hors de la France ou privilégier un tissu plus respectueux de l’environnement?
L’idéal serait évidemment de combiner les deux mais pour l’instant le prix est trop élevé, cela m’obligerait à augmenter de 20 à 25% mes prix. J’envisage dans le futur de faire une collection plus onéreuse qui me permettrait de vous proposer du bio imprimé en France mais vu la conjoncture actuelle, ce ne sera pas cette année.
4. Je limite l’utilisation des tissus enduit et donc plastifiés qu’à l’intérieur des trousses quand cela me parait justifié et que cela me permet de garantir une utilisation longue dans le temps de mes créations : mieux vaut une trousse qui supportera l’humidité, les taches car protégée par son intérieur imperméable qu’une trousse que vous n’utiliserez pas ou plus car pas pratique. Mais là aussi, je me suis vraiment posée la question.
Bref, vous l’aurez compris, c’est pas si simple!






0 commentaires